Depuis octobre 2020, on entend à nouveau parler de cas de grippe aviaire. Ce virus représente une catastrophe économique potentielle pour les éleveurs professionnels de volailles. C’est aussi un danger de maladie, voire de mortalité pour les oiseaux et volailles des particuliers. Par contre, il n’y a pas de danger pour l’homme. Il peut en toute confiance continuer de manger des produits issus des volailles, que ce soit les œufs ou la viande.

Cette situation a malheureusement obligé nos Autorités et l’AFSCA, à prendre des mesures contraignantes pour protéger nos volailles. Et les premiers impactés, ce sont les éleveurs de poules pondeuses plein air dont les animaux doivent être confinés. Afin de les aider à garder leur revenu, nous vous invitons à continuer d’acheter leurs œufs, même si temporairement, « les poules pondent à l’abri » ! Pour cela, ils ont développé une étiquette spéciale.

On vous explique :

Des éleveurs wallons ont fait le choix de l’élevage des poules plein air ! 

C’est pour répondre à une attente des consommateurs que des agriculteurs ont diversifié depuis les années 2000 leur activité agricole en production d’œufs plein air. Malheureusement, de manière récurrente ces dernières années, les oiseaux migrateurs représentent un danger sanitaire pour nos volailles domestiques, car ils sont susceptibles d’être porteurs du virus de la grippe aviaire. Comme cité plus haut, ce virus ne se transmet pas à l’homme.

Ce n’est pas évident aujourd’hui pour la quinzaine d’éleveurs wallons de devoir confiner leurs poules et de les nourrir à l’abri. Les poules non plus, n’ont pas l’habitude de rester dans les bâtiments. 
Face à ces difficultés, les producteurs wallons ont développé une pastille, afin de rappeler que les volailles sont confinées de manière temporaire.

 

La grippe aviaire, c’est quoi ?

La grippe aviaire, aussi appelée « influenza aviaire », est une infection issue du virus de la grippe, qui touche les oiseaux sauvages, les oiseaux domestiques et les oiseaux d’élevage. La grippe aviaire, qui est présente sur le continent européen depuis 2016, est de type H5N8. Il s’agit d’un virus influenza de type A. Ce virus est hautement transmissible entre les oiseaux. Si un élevage est atteint, il y a un fort taux de contamination, voire de la mortalité. C’est pourquoi des élevages ont dû être abattus ces dernières années, afin de protéger les autres élevages.

 

 

Il n’y a pas de risque pour notre alimentation et pas de danger de transmission à l’homme

•    L’Afsca garantit qu’il n’y a pas de présence du virus Influenza aviaire dans la chaine alimentaire. De nombreux contrôles sanitaires dans les élevages, les abattoirs et opérateurs de transformation, assurent la sécurité de la chaine alimentaire. L’ensemble des produits issus de nos élevages de volailles sont donc sans danger, aussi bien les œufs que la viande.

•    A ce jour, aucun cas de virus de type influenza A, tel que celui qui circule en ce moment en Europe, n’a été constaté sur l’homme. Le risque pour les humains de contracter le virus issu de cette souche est considéré comme vraiment très bas, voire nul. Pour le Comité scientifique de l’AFSCA, il n’y a aucune indication à l’heure actuelle de risque zoonotique associé aux souches de H5Nx qui pourraient être présentes sur le territoire belge.

Bon à savoir : Les maladies infectieuses qui se transmettent naturellement de l’animal à l’homme s’appellent des zoonoses.

 

Le confinement est obligatoire pour toutes les volailles, à la fois des professionnels et des particuliers

•    Les professionnels :

Dès le début de l’automne, les autorités ont rapidement appelé les éleveurs professionnels de volailles à mettre en place des mesures de biosécurité pour protéger leurs élevages. 

Dès le 1er novembre 2020, les mesures pour les professionnels ont encore été renforcées : confinement des élevages, désinfection, pédiluves, interdiction de visiteurs extérieurs, registre de visite, interdiction de desserrage…

En savoir plus sur les mesures obligatoires pour les professionnels : cliquez ici

 

Marquage des œufs : que se passe-t-il aujourd’hui ?

Lorsque l’on achète des œufs, quelle que soit la source d’achat, il est trop souvent oublié que l’on peut connaitre précisément l’origine de l’œuf et donc de l’élevage et du producteur. 

La traçabilité est obligatoire et très importante pour la filière avicole, un gage de qualité supplémentaire du travail des producteurs. 

Grâce à la série de chiffres figurant sur les coquilles, on peut précisément identifier l’origine des œufs.

Aujourd’hui, avec la grippe aviaire, les œufs plein air avec le code 1, doivent temporairement porter le code 2. Cela ne change pour ainsi dire, rien à la qualité des œufs mais il est important d’être transparents vis-à-vis des consommateurs.

 

Sources :

•    https://celagri.be 
•    Article Universitaire - ECDC - Rapid Risk Assessment - Outbreaks of highly pathogenic avian influenza A(H5N8) in Europe - November 2016
•    http://www.favv.be/professionnels/publications/presse/2020/2020-11-26.asp 
•    http://www.favv-afsca.fgov.be/comitescientifique/avis/2020/_documents/Avisrapide25-2020_SciCom2020-19_HPAIV_H5Nx.pdf
•    http://www.fao.org/avianflu/fr/qanda_fr.html

 

Klik hier voor de Nederlandse versie