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L'appareil digestif de la vache

Les ruminants forment un important sous-ordre qui regroupe les bovidés (vache, mouton, chèvre, gazelle,...), les cervidés (cerf, daim, renne, élan,...), les girafidés (girafe, okapi,...) et les camélidés (chameau, dromadaire, lama,...).

L´image de la vache mâchant  est familière. De son air pensif provient peut-être l´expression “que rumines-tu?” que l´on adresse parfois à quelqu´un pour lui demander à quoi il réfléchit.

Ruminer n´est pas penser. C´est un mode de digestion particulier qui caractérise les ruminants.

Le repas de la vache s´effectue en deux étapes : le broutement et la rumination. L´appareil digestif de la vache est adapté à ce mode de digestion, en particulier les mâchoires et l´estomac.

Les mâchoires

Les mâchoires de la vache sont composées de 32 dents : 24 molaires (dont 12 implantées sur la mâchoire supérieure et 12 sur la mâchoire inférieure) et 8 incisives implantées uniquement sur la mâchoire inférieure. Sur la mâchoire supérieure, elles sont remplacées par un bourrelet corné qui permet de pincer l´herbe pour la couper. La mâchoire inférieure est plus étroite que la mâchoire supérieure. Elles se meuvent latéralement.
 

L´estomac

Chez les ruminants, l´estomac est composé de plusieurs poches. L´estomac de la vache en compte 4 :

  •  la panse
  • le bonnet
  • le feuilletla caillette.
     

 Le broutement

Dans un premier temps, la vache coupe l´herbe sans la mâcher. Elle peut ainsi brouter de longues heures et ingurgiter jusqu´à 50 kilos d´herbe chaque jour. Celle-ci est accumulée dans la panse ou rumen, première poche de l´estomac ayant une capacité de quelque 200 litres.

La rumination

 

Apparemment herbivores, les ruminants sont en réalité mangeurs de bactéries...
En effet, aucun mammifère ne possède les enzymes nécessaires pour attaquer la cellulose des plantes et la transformer en sucres assimilables. Végétarienne fûtée, la vache profite du travail des bactéries présentes dans sa panse. Celles-ci possèdent les précieuses enzymes (cellulases) capables de digérer la cellulose, très abondante dans les végétaux.

Dans la panse, par fermentation, des milliards de bactéries digèrent ainsi l´herbe pour la vache. Ces fermentations dégagent une grande acidité que la vache contrôle en permanence par une production abondante de salive alcaline (qui neutralise l´acide) : près de 150 litres par jour.

La fermentation dégage également du gaz qui est évacué au fur et à mesure de la rumination. Quand cette digestion bactérienne est suffisamment avancée, la vache se met alors à ruminer : elle régurgite le contenu de sa panse dans sa bouche et le mâche de nouveau.

Ainsi pulvérisé, le fourrage est de nouveau avalé, sous forme de bouillie, et passe dans le bonnet qui arrête dans ses mailles les particules grossières ou indésirables (terre, petits cailloux,...).

Ensuite, dans le feuillet, la bouillie subit une sorte d´essorage.
Enfin, dans la caillette, les bactéries sont tuées et la digestion continue.
Elle s´achèvera dans l´intestin, comme chez les autres animaux.
Le parcours digestif complet aura ainsi duré trois jours.

La caillette, dernière poche de l´estomac de la vache, fonctionne comme l´estomac humain. Elle sécrète la présure, enzyme très abondante chez le jeune veau et qui permet le caillage du lait. Chez le jeune veau, seule la caillette fonctionne.

Comme les autres ruminants et grâce à sa digestion bactérienne, la vache est capable d´utiliser, pour ses besoins nutritionnels, des produits qui ne peuvent pas rentrer dans l´alimentation humaine. Elle apparaît donc comme complémentaire à l´homme sur le plan de l´utilisation des ressources alimentaires.